Contraception : comment la choisir ?

Contraception : comment la choisir ?

Pilules, dispositif intra-utérin, anneau vaginal, patch… Il existe de très nombreux moyens de contraception destinés aux femmes. Revue de détails.

Il existe plusieurs types de contraceptions. Évoquons tout d’abord les dispositifs hormonaux délivrant des hormones de synthèse capables (dans la plupart des cas) de bloquer l’ovulation :

  • Pilules. Elles peuvent être prescrites pour 12 mois renouvelables*. On distingue les pilules combinées estroprogestatives**, contenant des œstrogènes et une molécule mimant la progestérone, dont la prise peut durer de 21 à 28 jours. Il existe aussi les pilules microprogestatives dont la composition comprend une seule hormone : du lévonorgestrel (capable d’épaissir les sécrétions cervicales pour bloquer les spermatozoïdes) ou du désogestrel (permettant d’épaissir ces mêmes sécrétions mais aussi de bloquer l’ovulation)***.
  • Stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) hormonaux. Contenant du « lévonorgestrel (hormone de synthèse proche de la progestérone), il épaissit les sécrétions cervicales, empêchant ainsi le passage des spermatozoïdes. Il diminue la durée et le volume des règles, voire peut les supprimer (aménorrhée). Il est donc privilégié lorsque la femme, voire l’adolescente, a des règles très abondantes », décrit le site Ameli.fr. Son efficacité dure 5 ans.
  • Patch : un dispositif à coller sur la peau « délivrant un combiné d’hormones oestroprogestatives en continu ». Le patch est à changer toutes les semaines pendant 3 semaines.
  • Anneau vaginal à hormones oestroprogestatives : il est placé dans le vagin comme un tampon, pour une durée de 3 semaines, et « diffuse les hormones à travers la paroi vaginale au contact de l’humidité et de la chaleur du vagin qui passent dans le sang. Il agit en bloquant l’ovulation ». Il n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie ;
  • Implant : ce dispositif prend la forme d’un petit bâtonnet de 4 cm de long et 2 mm de diamètre, inséré sous la peau au niveau du bras par le médecin ou la sage-femme. Sa concentration en progestatif permet de bloquer l’ovulation. Son efficacité est de 3 ans (en cas de surpoids, cette dernière ne dépasse pas les 24 à 30 mois) ;
  • Injection intramusculaire : en dernière intention, « ces injections du progestatif par voie intramusculaire doivent être faites à intervalles réguliers par un médecin, une infirmière ou une sage-femme. Leur durée d’action est de 3 mois » ;
  • Le diaphragme féminin : membrane en latex ou en silicone à insérer dans le vagin avec du spermicide avant un rapport sexuel. Maintenu en place dans les 6 heures suivant le rapport, ce dispositif empêche le passage des spermatozoïdes et le risque de fécondation de l’ovule.

Dispositif mécanique, le stérilet au cuivre ne présente pas de contre-indications. Il a un « effet spermicide et rend les spermatozoïdes inactifs. Il peut être utilisé en contraception d’urgence. Les règles sont souvent assez importantes ». Son efficacité dure de 4 à 10 ans.

Enfin, la contraception d’urgence se prend dans les 3 à 5 jours suivants un rapport sexuel à risque pour éviter une grossesse non désirée. Deux méthodes sont possibles : la contraception d’urgence hormonale, dite pilule du lendemain, est la plus connue. Mais aussi le dispositif intra-utérin au cuivre. Pour plus d’informations à ce sujet, rendez-vous sur la page dédiée du site Ameli.fr.

Petit rappel, en aucun cas les dispositifs de contraception cités ci-dessus ne permettent de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Seul l’usage du préservatif aide à se prémunir de ces contaminations.

Les consultations avant la prescription à la loupe

Avant d’opter pour le moyen de contraception le plus adapté, le médecin ou la sage-femme propose à la femme plusieurs tests pour s’assurer de l’absence de contre-indication à tel ou tel dispositif. Comme le précise le site Ameli.fr, « un entretien et un examen clinique et gynécologique avec frottis du col de l’utérus sont proposés à partir de 25 ans ».

Toutes les informations sur les antécédents médicaux ou la présence de pathologies (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète, troubles de la coagulation, migraine, IST…) sont recueillies. Idem concernant les habitudes de vie comme la consommation de tabac. Un bilan sanguin permet ensuite de doser le cholestérol et les triglycérides. S’il existe un facteur de risque thrombo-embolique, des examens de la coagulation sont aussi prescrits.

Quelle prise en charge ?

Les dispositifs de contraception et les actes associés (consultations, examens biologiques) sont remboursés non plus aux seules mineures mais jusqu’à l’âge de 26 ans depuis le 1er janvier 2022. Une mesure prise dans le cadre de la Loi de financement de la Sécurité sociale. Tous les dispositifs délivrés en pharmacie sont concernés : les pilules hormonales de première ou de seconde génération, les implants, les diaphragmes, les progestatifs injectables, les stérilets hormonaux et ceux au cuivre, ainsi que les contraceptions d’urgence. Après 26 ans, la couverture par l’Assurance Maladie est de 65%.

* « Les infirmiers peuvent renouveler les prescriptions de pilules contraceptives datant de moins d’un an, pour une durée maximale de 6 mois. Les pharmaciens peuvent effectuer des dispensations supplémentaires de pilules contraceptives, pour une durée maximale de 6 mois, si la prescription du médecin ou de la sage-femme date de moins d’un an. » (données Ameli.fr).

** « La contraception estroprogestative est associée à une augmentation du risque thromboembolique artériel ou veineux (phlébite) qui s’accroit avec l’âge (plus de 35 ans) et le tabagisme. Ce risque est majoré avec les pilules de 3ème et 4ème génération. Ces pilules ne sont donc pas recommandées en première intention. » Données Ameli.fr

*** Ces pilules bloquent la survenue des règles.

Source : Ameli