La vaccination : en quoi est-elle un geste qui sauve ?

La vaccination : en quoi est-elle un geste qui sauve ?

Se faire vacciner : pourquoi ?

La vaccination protège individuellement des conséquences des maladies graves. Elle contribue aussi à la protection de la population.

Les vaccins pour lutter contre les maladies

– aux conséquences individuelles graves, voire mortelles (poliomyélite, rage, pneumonie, méningite…) ;
– fragilisant sévèrement votre organisme (grippe) ;
– favorisant le développement de maladies plus tard dans votre vie (cancer du col de l’utérus dû au papillomavirus ou du foie dû à l’hépatite B).

Les vaccins pour éviter de contaminer ses proches

La vaccination limite le risque de transmettre une maladie. Elle contribue de cette manière à protéger l’entourage, notamment les plus fragiles : nouveau-nés, femmes enceintes, personnes âgées, etc.

Les vaccins pour limiter la diffusion d’une maladie, voire participer à son éradication

Plus le nombre d’individus se vaccinant est important, moins le microbe ciblé dispose d’individus pour l’héberger. Une vaccination généralisée permet de protéger les quelques personnes non vaccinées voire d’entraîner la disparition progressive de la maladie ou d’empêcher sa réapparition (diphtérie, poliomyélite).

Soigner une maladie grave coûte très cher. La vaccination permet à notre système de santé de faire des économies et consacrer ses ressources à des maladies non évitable. Elle se présente ainsi autant comme un acte individuel qu’un acte citoyen.

Qu’est-ce qu’un vaccin ?

La vaccination consiste à apprendre à votre organisme à se défendre contre les maladies les plus graves.
Certaines maladies peuvent avoir des conséquences particulièrement sévères : affaiblissement important, handicap, décès. Un vaccin a pour objectif de vous protéger contre ces maladies, provoquées par des microbes (virus ou bactéries), en apprenant à votre organisme à se défendre.

Apprendre à votre organisme à reconnaître ses ennemis…

Chaque variété de microbe dispose de molécules spécifiques constituant sa carte d’identité. Lorsque une variété donnée expose votre système de défense naturelle, ce dernier garde en mémoire cette carte d’identité. Cette mémoire lui permettra de réagir plus fort et plus vite lors des expositions suivantes pour empêcher le développement de la maladie.

…pour être prêt à se défendre en cas d’agression microbienne

La vaccination utilise cette capacité à mémoriser les agresseurs.
Elle consiste à injecter la partie toxique du microbe ou des microbes en faible quantité ou encore tués, de manière à générer la mémorisation par le système immunitaire mais sans déclencher la maladie. Ainsi, votre organisme saura se défendre efficacement contre cette variété de microbe lors d’une éventuelle exposition Cela empêchera le déclenchement de la maladie ou l’atténuera fortement.

Les rappels permettent de réactiver le processus de mémoire pour assurer le maintien d’une défense efficace.

Devenir acteur de sa protection vaccinale

Le système de santé français propose un calendrier vaccinal réévalué chaque année en fonction des menaces infectieuses.

Vaccins obligatoires

Certains vaccins sont facultatifs et d’autres obligatoires, pour l’admission des enfants en collectivité (crèche, école, garderie, colonie de vacances…).
Enfants nés avant 2018
3 vaccins obligatoires : diphtérie, tétanos et poliomyélite.
Enfants nés à partir du 1er janvier 2018 : 11 vaccins obligatoires, avec 8 vaccins ajoutés : coqueluche, infections invasives à Haemophilus influenzae de type B, hépatite B, infections invasives à pneumocoque, méningocoque de sérogroupe C, rougeole, oreillons et rubéole. Signalons que la plupart des enfants étaient déjà vaccinés pour ces 11 indications, puisque ces vaccins étaient recommandés.
Résidents en Guyane : vaccin contre la fièvre jaune obligatoire.

Vaccination des adultes

Vaccinés dans l’enfance : il est recommandé d’effectuer les rappels des vaccins
pour maintenir leur efficacité (tétanos, diphtérie, poliomyélite).
Non-vaccinés dans l’enfance, il est conseillé de se faire vacciner contre les maladies graves pour l’adulte : rougeole, oreillons, rubéole si vous êtes né à partir de 1980.
D’autres vaccins sont recommandés : méningocoque C pour les jeunes adultes, grippe pour les plus de 65 ans.
Certains vaccins sont recommandés ou obligatoires dans le cadre d’une activité professionnelle, quand celle-ci expose au risque de contracter ou de transmettre une maladie. Il est possible enfin de se faire vacciner pour protéger son entourage (coqueluche si vous avez un nourrissons de moins de 6 mois par ex.) ou en cas de voyage à l’étranger (fièvre jaune, hépatite A, typhoïde).

La vaccination en 3 questions

1. Pourquoi se faire vacciner contre des maladies anodines : grippe, rougeole… ?

Si la rougeole est peu grave chez l’enfant, elle peut provoquer une infection du cerveau et entraîner la mort chez l’adulte. Chaque année en France, par défaut de vaccination, la rougeole provoque des décès.
La grippe, quant à elle, affaiblit l’organisme, favorisant des surinfections avec des conséquences sévères chez les personnes les plus faibles. Chaque année, la grippe est la cause indirecte de 10 à 15 000 décès prématurés en France.

2. Que faire en cas de retard dans ses vaccinations ?

Il n’est pas nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations. Il suffit de reprendre le calendrier là où il a été interrompu et de réaliser le nombre d’injections requis en fonction de l’âge.

3. Un vaccin peut-il être dangereux pour la santé ?

Les vaccins distribués en France subissent des années de tests rigoureux avant d’être homologués et mis à la disposition des médecins. En outre, comme tout médicament, ils font l’objet d’une surveillance et d’une réévaluation régulière par les autorités de santé. Un vaccin peut occasionner une douleur locale ou une fièvre passagère, en rapport avec la réponse immunitaire après l’injection.
Rappelons qu’avant l’arrivée des vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, ces trois maladies étaient responsables de plusieurs milliers de décès d’enfants par an en France.

Sources :
Vaccination info service
Organisation mondiale de la Santé