Cancer de l’homme : comment être acteur de son dépistage ?

Cancer de l’homme : comment être acteur de son dépistage ?

Cancer de l’homme : la tendance

Tous les ans, le cancer touche 400 000 personnes dont une majorité d’hommes (214 000 environ).
Malgré un nombre en baisse, les hommes restent les premières victimes du cancer.

1 homme sur 2 concerné

Désormais, on estime qu’avant l’âge de 85 ans, 1 homme sur 2 se verra diagnostiquer un cancer. Toutefois, les chances de guérisons s’élèvent à 60% !

Prostate, poumon, colon

Dans cette population, les 3 cancers les plus fréquents sont ceux de la prostate, du poumon et du colon-rectum. En quelques années, il a été observé, chez l’homme, un recul de leur nombre (-1,3% par an environ). Il s’explique notamment par une baisse du nombre de cancers de la prostate.

Un net recul de la mortalité

Depuis plus de 15 ans, les politiques de dépistage ont contribué à la baisse du taux de mortalité lié au cancer chez l’homme. Le cancer du poumon reste toujours le premier au rang des décès, devant les cancers du colon-rectum et de la prostate.

Le cancer de la prostate : le cancer masculin le plus fréquent

On estime à 71 000, le nombre de cancers de la prostate diagnostiqués par an. À lui seul, il représente près de 20 % des cas des cancers.

Les facteurs de risques

Il est aujourd’hui démontré que certains comportements individuels représentent de réels facteurs de risque chez l’homme. Certains sont communs à la plupart des cancers, notamment l’âge et les antécédents familiaux. Dans ce cas il n’est pas possible d’agir. En revanche, d’autres facteurs entrent en compte.

Tabagisme et alcoolisme

Le tabac est directement responsable de cancers du poumon, de la vessie ou encore de la vésicule biliaire.
Le tabagisme actif et/ou passif est le premier risque à éradiquer pour augmenter son espérance de vie. L’alcool, a fortiori lorsqu’il est associé au tabac, majore le risque de développement des cancers de la langue, de la gorge, de l’œsophage, du pharynx et du foie. Il est conseillé de limiter sa consommation d’alcool à deux verres par jour pour les hommes et moins d’un verre pour les femmes.

Alimentation et surcharge pondérale

La surconsommation de graisses représente un risque avéré dans le développement des cancers du côlon et de la prostate.
Et l’obésité joue un rôle important dans les cancers du côlon, chez l’homme. Aussi, surveiller son poids et son alimentation deviennent essentiel dans un cadre de prévention.

La sédentarité

Afin de limiter les risques de cancer, les recommandations au choix sont les suivantes :
– pratiquer une demi-heure de marche chaque jour
– pratiquer une heure d’activité sportive vigoureuse par semaine

Plus un cancer est dépisté tôt, meilleures sont les chances de guérison.

Devenir acteur de son dépistage

Si vous êtes un homme, certains conseils de dépistage des cancers liés à l’âge, doivent être appliqués.

Si vous avez moins de 50 ans

Un seul dépistage est recommandé : celui des cancers de la peau. Demandez conseil à votre médecin pour repérer à temps un éventuel mélanome, en procédant à des examens réguliers de la peau.

Si vous avez plus de 50 ans

Au dépistage du cancer de la peau s’ajoute celui du cancer colorectal.

Pour les autres cancers masculins

Il n’existe pas de dépistage efficace. Pour cette raison, tout au long de votre vie, il est important de rester attentif à l’apparition de certains symptômes :
Changements ou manifestations physiques : importantes sueurs nocturnes, perte de poids inexpliquée, nouveau grain de beauté ou évolution d’un grain de beauté, apparition d’une grosseur ou d’un gonflement, voix rauque ou enrouée, difficultés à avaler.
Saignements : sang dans les selles, dans les urines, à l’occasion d’une toux ou d’un crachement.
Problèmes digestifs ou urinaires : selles plus fréquentes, ballonnements persistants, problèmes digestifs ou brûlures d’estomac persistants, problèmes urinaires.
Problèmes respiratoires ou de la bouche : essoufflement, ulcération de la bouche qui ne passe pas, toux persistante.
Douleurs inexpliquées ou ne passant pas.

Certains symptômes ne signifient pas que vous avez un cancer. Néanmoins ils doivent vous inciter à consulter votre médecin s’ils sont inhabituels ou inexpliqués.

Dépistage : pourquoi et comment ?

Cancer du colon et du rectum : le dépistage organisé

Depuis 2009, le programme de dépistage organisé et gratuit, s’adresse aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans. Dépister ce cancer est désormais plus facile grâce à un test immunologique, rapide et efficace, à faire chez soi, tous les 2 ans. Ce test est remis par le médecin.

Cancer de la prostate : faut-il se faire dépister ?

Le bénéfice du dépistage du cancer de la prostate n’est pas démontré. Il n’existe donc pas en France, ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage systématique du cancer de la prostate.
S’engager dans une démarche de dépistage du cancer de la prostate est un choix personnel qui nécessite d’être réfléchi et discuté avec votre médecin.

Votre médecin pourra réaliser 2 types d’examen :
le toucher rectal pour vérifier le volume, la consistance et la texture d’une partie de la prostate. Il permet de détecter des tumeurs palpables, mais pas forcément les autres.
le dosage de PSA (antigène prostatique spécifique) par une prise de sang, donne une indication du risque de cancer de la prostate.
Mais un dosage élevé ne signifie pas toujours la présence d’un cancer, ni un dosage faible celui d’une absence de cancer.
Si ces examens peuvent indiquer précocement le développement d’un cancer de la prostate, ils peuvent également passer à côté d’un cancer et vous rassurer à tort.

Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

Sources :
Cancers les chiffres clés
La ligue contre le cancer