Sexualité : ces 6 familles de médicaments qui perturbent la libido
Certains médicaments peuvent nuire à la libido. Souvent multifactorielle, une baisse du désir peut être recherchée du côté de la trousse à pharmacie. D’autant plus si votre médecin vous a prescrit un médicament appartenant à l’une des grandes familles suivantes :
- Antidépresseurs : en particulier les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), dont font partie des molécules comme la paroxétine et la fluoxétine. Mais également certains antidépresseurs tricycliques, comme l’amitriptyline ou la nortriptyline ;
- Neuroleptiques : ces médicaments prescrits pour traiter les symptômes de troubles psychiatriques, tels que les troubles bipolaires, peuvent entraîner une dysfonction érectile chez l’homme ainsi qu’une baisse du désir. Laquelle peut aussi concerner les femmes ;
- Antiépileptiques : certaines molécules peuvent nuire au désir comme à l’excitation sexuelle ;
- Antihypertenseurs : à l’image de diurétiques mais aussi de bêtabloquants à l’origine de dysfonctions érectiles chez l’homme. Une diminution du désir comme du plaisir sexuel est également rapportée chez la femme ;
- Anti-hormonaux, prescrits dans la prise en charge de certains cancers, susceptibles d’affecter la libido ;
- Des alphabloquants, indiqués dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Ses effets indésirables peuvent entraîner des troubles de l’éjaculation. Un exemple emblématique : ces dernières années, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a plusieurs fois alerté sur les risques de troubles psychiatriques mais aussi de la fonction sexuelle, lors d’un traitement par finastéride. Sur ce dernier plan, il peut s’agir « d’une dysfonction érectile, de troubles de l’éjaculation et d’une diminution de la libido». Et de préciser « qu’il est possible d’observer une persistance de ces troubles sexuels après l’arrêt d’un traitement par finastéride ».
En parler à son médecin
Une baisse de la libido peut s’expliquer par quantité de raisons, dont les effets secondaires de certains médicaments. Des études ont montré que les patients qui attribuent leurs troubles sexuels à leurs médicaments apparaissent plus prompts à cesser leur traitement ! Avant de prendre toute initiative individuelle, surtout parlez-en à votre médecin pour prendre une décision ensemble. Qu’il s’agisse par exemple de modifier les doses thérapeutiques ou de changer de molécule, lorsque c’est possible.