Prise de sang : pourquoi faut-il parfois être à jeun ?

Prise de sang : pourquoi faut-il parfois être à jeun ?

L’expression « être à jeun » signifie respecter un délai de 12 heures entre le dernier repas et la prise de sang. Laquelle se déroule généralement le matin. En pratique donc, il est recommandé de prendre un repas plutôt léger la veille au soir et s’abstenir de petit-déjeuner, avant de se rendre au laboratoire d’analyses médicales. S’il est toléré de boire de l’eau plate pendant ce temps, toute boisson contenant de la caféine (café, thé…) est proscrite. Au même titre que la cigarette et les chewing-gums !

Bon sens et raisons techniques

A cela, plusieurs raisons peuvent être avancées :

  • pour la majorité des examens, les valeurs de référence ont été établies à jeun et au lever ;
  • l’alimentation apporte certains éléments dosés dans les bilans biologiques. L’on pense au sucre bien sûr mais aussi au gras et donc autant d’aliments qui, s’ils ne sont pas consommés à distance du bilan biologique, peuvent interférer sur les résultats ;
  • après un repas, la qualité de l’échantillon sanguin est modifiée (trouble, viscosité). « Ces modifications peuvent perturber le fonctionnement des appareils d’analyse ou gêner la lecture et conduire à des résultats erronés », comme il est spécifié sur le site internet du centre hospitalier de Saint-Omer.

Quels dosages concernés ?

Résultat, un jeûne reste notamment indiqué pour divers examens ou dosages tels que : :

De la même façon, sur la fiche d’information délivrée au patient par le Groupement hospitalier Saint-Joseph (Paris), il est rappelé que le jeûne « assure une meilleure qualité des sérums et/ou plasmas » et s’avère donc recommandé pour un bilan thyroïdien et un dosage en cortisol.