Diversification alimentaire : 5 erreurs à éviter

La diversification alimentaire, qui consiste à introduire des aliments autres que le lait dans l’alimentation du nourrisson, a largement évolué au fil du temps et des connaissances scientifiques. Pour le bébé, tout est nouveau : les goûts, les couleurs, les sensations, et même les ustensiles à manipuler pour manger, comme la cuillère ou encore le fait de boire à la tasse. Il s’agit donc d’un apprentissage pas à pas. Avec quelques pièges toutefois à éviter :  

  • Débuter trop tôt ou trop tard : chez un nourrisson en bonne santé, il convient de démarrer la diversification au plus tôt après l’âge de 4 mois révolus et au plus tard, à l’âge de 6 mois. Pas avant car sa barrière intestinale est encore très immature, avec les risques d’allergies que cela peut comporter. Ni après car au-delà de 6 mois, le seul lait ne comble plus ses besoins. Dans cette tranche d’âge, il s’agit surtout de commencer à goûter de tout ; 
  • Introduire plusieurs aliments en même temps : il est en effet conseillé d’incorporer un aliment à la fois au cours des repas, pour détecter une éventuelle allergie. Comme le souligne l’Assurance-maladie, « s’il a quelques prédispositions, notamment si les parents en souffrent eux-mêmes, il est recommandé d’éviter les allergènes reconnus comme la noisette, l’amande et l’arachide. Et aussi de reporter l’introduction d’œuf, d’épices, de moutarde, de kiwis et de céleris au-delà de ses 12 mois » ; 
  • Ne le forcez pas : Chaque enfant adopte son propre rythme. Il grimace devant un aliment ? Proposez-lui à nouveau quelques jours plus tard : petit à petit, il se familiarisera avec la nouveauté, et finira sans doute par l’apprécier. Selon Santé Publique France, « il faut souvent réessayer plusieurs fois (parfois jusqu’à 10…). Et moins vous vous braquerez, plus il y a de chances que votre enfant goûte avec plaisir l’aliment quelque temps plus tard ». De la même façon, ne l’obligez pas à finir son assiette ; 
  • Pas de grignotage… ne serait-ce pour compenser ce qu’il n’a pas mangé à table. En effet, s’il ne mange qu’aux repas et au goûter, il lui sera plus facile d’être à l’écoute de son appétit. Mais aussi d’avoir faim au moment du repas ; 
  • Pas de repas devant un écran… : une évidence mais comme le précise Santé Publique France, il est important de rappeler aux parents, que lors des repas – mais pas seulement… – l’enfant a besoin de toute leur attention. « Il est donc préférable d’éteindre la télé et de laisser son téléphone à distance. De son côté, l’enfant sera moins distrait et sentira mieux quand il est rassasié ».