A quoi sert la rééducation abdominale après un accouchement ?

A quoi sert la rééducation abdominale après un accouchement ?

Saviez-vous qu’après un accouchement la rééducation abdominale était prise en charge à 100% par la Sécurité sociale ? De quoi s’agit-il ? A quoi sert-elle ? Réponses.

Après un accouchement, le kinésithérapeute spécialisé en rééducation abdominale va dans la plupart des cas, vous proposer la technique de gymnastique hypopressive. Elle permet de faire travailler les abdominaux profonds grâce à des postures et des exercices de respiration.

Reprendre le sport et le travail

Les objectifs de cette méthode ?

  • Préserver le périnée contre les pressions des abdominaux après l’accouchement ;
  • Tonifier la paroi abdominale et le plancher pelvien, calmer les douleurs lombaires et remettre les organes génitaux à leur place ;
  • Prévenir la descente d’organes et l’incontinence urinaire.

A terme et grâce à cette technique hypopressive, il est possible de reprendre une activité physique et/ou professionnelle tout en restant protégée contre le relâchement du plancher pelvien et contre les fuites urinaires.

10 séances de 30 minutes

Les séances de gymnastique hypopressives sont à effectuer chez un kinésithérapeute après l’entretien post-natal des 6 à 8 semaines suivant l’accouchement. Pas avant car il faut laisser à votre corps le temps de se remettre de la grossesse et de l’épreuve physique qu’est la naissance. Ensuite, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre mais le travail sera d’autant plus rapide. Efficace s’il est entrepris 2 à 3 mois après l’accouchement. Chaque séance dure environ 30 minutes et on estime que 10 consultations sont nécessaires pour une récupération pérenne. Pour une efficacité optimale, les exercices peuvent être répétés à la maison.

A éviter chez certaines femmes

Les contre-indications à la gymnastique hypopressive relèvent de l’hypertension artérielle, de troubles articulaires ou d’une grossesse en cours pour éviter le risque de contractions utérines.

Source : Post-partum : recommandations CNGOF pour la pratique clinique

Source photo : Image de Drazen Zigic sur Freepik